Opportunités · Bourses

Bourses pour étudiants francophones : où déposer un dossier au Canada en 2026-2027 ?

Les étudiants francophones qui souhaitent étudier au Canada peuvent explorer plusieurs sources de financement : programmes gouvernementaux, bourses universitaires, exemptions de droits de scolarité et programmes de mobilité de la Francophonie. Voici où chercher, comment déposer un dossier et quelles échéances surveiller pour 2026-2027.

Bourses pour étudiants francophones : où déposer un dossier au Canada en 2026-2027 ?

Étudier au Canada en français peut représenter un investissement important. Mais selon le programme, le pays d'origine, le niveau d'études et l'établissement choisi, plusieurs formes d'aide financière peuvent être accessibles.

Ces possibilités ne fonctionnent toutefois pas toutes de la même manière. Certaines sont destinées aux étudiants internationaux, d'autres aux étudiants déjà inscrits dans une université canadienne. Certaines exigent une nomination par un établissement, tandis que d'autres permettent une candidature individuelle.

Voici les principales pistes à connaître en 2026-2027.

1. EduCanada : commencer par le portail officiel du gouvernement du Canada

Le portail EduCanada, géré par Affaires mondiales Canada, constitue l'un des premiers endroits à consulter lorsqu'on cherche une bourse destinée aux étudiants internationaux.

Le gouvernement y répertorie différentes possibilités de financement pour les études et la recherche au Canada. Les conditions dépendent de chaque programme : pays d'origine, niveau d'études, domaine, durée de la mobilité et établissement d'accueil.

Il faut surtout retenir une distinction importante : certains programmes d'Affaires mondiales Canada ne permettent pas à l'étudiant international de déposer lui-même sa candidature.

Par exemple, pour les Study in Canada Scholarships 2026-2027, ce sont les établissements postsecondaires canadiens qui déposent les demandes et sélectionnent les candidats admissibles. Les candidatures individuelles ne sont pas acceptées.

Pour cette édition, les établissements canadiens pouvaient demander un financement pour accueillir des étudiants provenant notamment de plusieurs pays d'Afrique subsaharienne, du Maghreb et d'autres régions admissibles. Les bourses concernent des séjours d'études ou de recherche de courte durée.

À retenir : avant de chercher un formulaire individuel, vérifiez toujours si la bourse exige que votre université d'origine ou votre établissement canadien présente le dossier.

Portail officiel des bourses internationales — EduCanada

2. Doctorat : attention à l'ancien programme Vanier

Le programme Vanier Canada Graduate Scholarships est souvent cité dans les articles consacrés aux bourses doctorales au Canada.

Cependant, il faut mettre cette information à jour : le programme Vanier n'accepte plus de nouvelles candidatures. Le site officiel renvoie désormais les candidats vers le nouveau programme harmonisé de bourses doctorales.

Les étudiants au doctorat doivent donc examiner les programmes actuels, notamment les Canada Graduate Research Scholarships – Doctoral (CGRS D) selon leur domaine et leur situation, ainsi que les possibilités offertes directement par les universités et les organismes de recherche.

Pour les candidats internationaux, certaines conditions particulières s'appliquent. Par exemple, dans le cadre du programme CGRS-D, un candidat international doit être inscrit dans un programme doctoral admissible dans une université canadienne au moment de la demande.

3. Fondation Pierre Elliott Trudeau : une possibilité importante au doctorat

La Fondation Pierre Elliott Trudeau offre une bourse destinée aux étudiants au doctorat dans les domaines des sciences humaines et sociales.

Pour la compétition 2027, le programme prévoit jusqu'à 50 000 $ par année pendant trois ans pour les droits de scolarité et les frais de subsistance, ainsi qu'une allocation pouvant atteindre 20 000 $ par année pour la recherche, les déplacements et les activités liées au programme.

Les étudiants internationaux peuvent être admissibles s'ils sont inscrits dans un programme doctoral dans une université canadienne.

Et surtout, cette possibilité est particulièrement intéressante en septembre 2026, puisque la compétition 2027 est actuellement ouverte.

Les principales dates annoncées sont :

2 octobre 2026 : date limite pour demander la confirmation d'admissibilité;

30 octobre 2026 : date limite pour recevoir les trois références;

6 novembre 2026 : date limite pour déposer la demande complète.

Fondation Pierre Elliott Trudeau — Candidature 2027

4. Bourse Lester B. Pearson : une possibilité pour le premier cycle

Pour les jeunes qui souhaitent commencer un programme de premier cycle, la Lester B. Pearson International Scholarship de l'Université de Toronto constitue une autre possibilité.

La bourse couvre notamment les droits de scolarité, les livres, certains frais universitaires ainsi que la résidence pendant quatre ans. Environ 37 étudiants sont sélectionnés chaque année.

Le processus est particulier : l'étudiant doit être nommé par son école secondaire.

Pour le cycle actuellement ouvert, destiné aux étudiants qui commenceront leurs études à l'Université de Toronto en septembre 2027, les dates annoncées sont :

9 octobre 2026 : date limite de nomination par l'école;

16 octobre 2026 : date limite pour la demande d'admission à l'Université de Toronto;

6 novembre 2026 : date limite pour la demande de bourse.

Cette bourse n'est donc pas réservée aux francophones, mais elle peut intéresser les étudiants francophones qui répondent aux critères.

Université de Toronto — Lester B. Pearson International Scholarship

5. Québec : les bourses d'excellence pour étudiants internationaux

Le Québec propose également des programmes d'aide financière destinés aux étudiants internationaux.

Le Programme de bourses d'excellence du gouvernement du Québec concerne notamment certains étudiants au doctorat, des stagiaires postdoctoraux et des personnes effectuant un court séjour de recherche ou de perfectionnement.

Les montants indiqués actuellement par le gouvernement du Québec comprennent notamment :

25 000 $ par année pour un doctorat de recherche, pour une durée maximale de trois ans;

35 000 $ pour un stage postdoctoral;

3 000 $ par mois pour certains courts séjours de recherche ou de perfectionnement.

Un point important : la candidature passe par une présélection des universités avant d'être transmise aux Fonds de recherche du Québec. Il faut donc vérifier directement auprès de l'établissement québécois visé.

Gouvernement du Québec — Bourses d'excellence pour étudiants étrangers

6. Exemptions de droits de scolarité : une autre forme d'aide

Une bourse n'est pas toujours un versement d'argent.

Pour certains étudiants internationaux, une exemption des droits de scolarité supplémentaires peut représenter une aide financière considérable.

Le gouvernement du Québec prévoit différentes possibilités d'exemption selon le statut de l'étudiant, les ententes internationales, le programme d'études et certains secteurs prioritaires.

L'AUF et le gouvernement du Québec ont également collaboré autour d'un programme permettant à certains diplômés d'établissements membres de l'AUF de poursuivre des études de maîtrise ou de doctorat dans des établissements francophones du Québec avec une exemption des droits de scolarité supplémentaires.

Les conditions et les appels peuvent évoluer d'une année à l'autre. Il est donc préférable de vérifier l'appel en vigueur avant de préparer un dossier.

7. Université de Montréal : vérifier les exemptions accessibles aux étudiants internationaux

L'Université de Montréal offre également différentes possibilités d'exemption des droits de scolarité supplémentaires pour certaines catégories d'étudiants internationaux.

L'admissibilité peut notamment dépendre du pays d'origine, du statut de l'étudiant et des ententes ou règles applicables.

L'UdeM précise que les personnes qui bénéficient d'une exemption doivent notamment avoir un CAQ et un permis d'études valides dans les situations où ces documents sont requis.

Il faut donc vérifier les conditions propres à son programme plutôt que de considérer l'exemption comme automatique pour tous les étudiants francophones.

Université de Montréal — Exemptions et bourses pour étudiants internationaux

8. Les universités francophones hors Québec méritent aussi votre attention

Les étudiants qui veulent étudier en français ne devraient pas limiter leurs recherches au Québec.

Des établissements comme l'Université Sainte-Anne, en Nouvelle-Écosse, proposent différentes bourses et aides aux étudiants internationaux.

L'université indique notamment des possibilités pour les étudiants internationaux, ainsi que des bourses particulières destinées à certaines catégories d'étudiants francophones ou francophiles.

Par exemple, une bourse de 5 000 $ est actuellement proposée à certaines personnes de nationalité française ou belge inscrites dans des programmes précis à Sainte-Anne.

La leçon est simple : consultez toujours la page « Bourses » de l'université avant de conclure que vos études seront entièrement à votre charge.

Université Sainte-Anne — Bourses

9. L'AUF : surveiller les appels de la Francophonie

L'Agence universitaire de la Francophonie (AUF) constitue également une source intéressante pour les étudiants, chercheurs et doctorants issus de son réseau.

L'AUF utilise notamment des plateformes centralisées pour publier des appels à candidatures, des bourses de mobilité et différents programmes de financement.

Les possibilités varient selon la région, le niveau d'études, l'établissement et le programme concerné. Il n'existe donc pas une seule « bourse AUF Canada » accessible à tous les étudiants francophones.

La plateforme de l'AUF permet de rechercher les appels en fonction notamment de la région, du programme et de la date de clôture.

Plateforme officielle des appels de l'AUF

10. Comment préparer un dossier solide ?

Une bonne bourse se prépare généralement bien avant la date limite.

Voici les documents qu'il est utile de commencer à réunir :

1. Les relevés de notes

Préparez vos relevés académiques et vérifiez s'ils doivent être officiels, traduits ou accompagnés d'une évaluation particulière.

2. Une lettre de motivation

Expliquez clairement votre projet d'études, vos objectifs professionnels et pourquoi le programme choisi correspond à votre parcours.

3. Des lettres de recommandation

Identifiez suffisamment tôt les professeurs ou responsables susceptibles de vous recommander.

4. Un CV académique

Pour les études supérieures, votre parcours universitaire, vos recherches, publications, stages et expériences pertinentes peuvent être importants.

5. Les preuves linguistiques

Les exigences varient selon l'établissement et le programme. Le fait d'être francophone ne signifie pas automatiquement qu'aucune preuve linguistique ne sera demandée.

6. Une preuve d'admission ou de candidature

Certaines bourses exigent une admission préalable, tandis que d'autres fonctionnent en parallèle avec le processus d'admission.

7. Un calendrier personnel

Notez séparément les dates d'admission, de bourse, de nomination et de permis d'études.

11. Attention : une bourse ne remplace pas nécessairement les exigences du permis d'études

Obtenir une bourse ne signifie pas automatiquement que toutes les exigences financières liées au permis d'études sont satisfaites.

IRCC demande généralement aux étudiants de démontrer qu'ils disposent de ressources suffisantes pour couvrir les frais de scolarité, les frais de subsistance et le transport. Une bourse peut constituer une preuve de financement, mais si elle ne couvre qu'une partie des dépenses, il peut être nécessaire de démontrer que les fonds restants sont disponibles.

Les montants financiers exigés peuvent également être mis à jour. Pour les demandes présentées à partir du 1er septembre 2026, IRCC indique par exemple un minimum de 23 448 $ CA pour les frais de subsistance d'une personne, hors Québec, sans compter les droits de scolarité et le transport.

12. Le meilleur réflexe : commencer 6 à 12 mois à l'avance

Il n'existe pas une seule procédure pour toutes les bourses.

Certaines demandent une nomination par l'établissement. D'autres nécessitent d'abord une demande d'admission. Certaines sont accessibles uniquement après l'inscription dans une université.

Il est donc préférable de ne pas attendre d'avoir reçu une lettre d'admission pour commencer toutes les recherches.

Avant de déposer un dossier, vérifiez toujours :

les conditions d'admissibilité;

le pays de résidence ou de citoyenneté accepté;

le niveau d'études;

le domaine d'études;

si l'admission doit être obtenue avant la candidature;

si une nomination est nécessaire;

la date limite exacte;

les documents exigés;

si la bourse est renouvelable;

ce que la bourse couvre réellement.

À retenir

Les étudiants francophones disposent de plusieurs pistes pour financer des études au Canada, mais il n'existe pas une bourse unique destinée à tous les francophones.

Les possibilités peuvent venir du gouvernement fédéral, du Québec, des universités, des organismes de la Francophonie ou d'organisations privées.

Le plus important est donc de chercher en fonction de son profil : niveau d'études, pays d'origine, domaine, université visée et type de programme.

Et surtout, vérifiez toujours les conditions et les dates directement auprès de l'organisme qui offre la bourse : les programmes, montants et échéances peuvent changer d'une année à l'autre.

Détails de l'opportunité

étudiants francophonesbourses d'étudesétudes au Canadaétudiants internationauxCanadaAUFPermis d’étudesuniversités francophonesfinancement des étudesQuébec

Sources

Les informations peuvent évoluer. Vérifiez toujours les informations les plus récentes auprès de la source officielle.